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 Sweet Corruption, Livre I: Prélude

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Morygane
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MessageSujet: Sweet Corruption, Livre I: Prélude   Dim 24 Juil - 20:45

Avant d'entamer la voie de la corruption, une phrase m'est venue : "La corruption n'en est que plus douce quand elle est partagée."

Chapitre premier : Morygane.





Il y a des lunes de cela, en des terres à la fois bien lointaine et pourtant terriblement proches, vivait une femme du nom de Morygane, adulée ces pairs pour ses incroyables compétences, son altruisme et sa beauté.

Humaine là-bas, légende parfois et déesse ici-bas.

Morygane était une disciple du dieu Sram et pourtant la gentillesse se lisait sur son visage : elle attirait les foule et captivait par sa grande éloquence, la douceur et l'amour était les maîtres-mots pour la décrire. Cependant, elle restait une Sram, une fidèle disciple et savait se montrer cruelle.

Une main de velours dans un gant de fer, voilà comment on aurait pu décrire Morygane. La jeune femme vivait d'aventures et de rires, parfois de pleurs, mais surtout de bonheur. La douce corruption de Morygane avait une grande influence dans son monde.

Elle attirait tout être, tout peuple, toute personne. Nombreux furent les aventuriers croisant le fer au côté de Morygane. Certains de passage et d'autres pour toujours. Un doux rêve édulcoré.

Morygane se disait être une déesse quelquefois, elle disait qu'un jour elle risquerait de partir, rejoindre les divins. Ceux des croyances populaires, les divins oubliés, vénérés par une poignée d'adeptes, mais dont le charisme n'avait rien à envier aux divinités majeures.

La plupart pensaient qu'elle divaguait, qu'elle resterait pour toujours et que sa douce corruption continuerait d’émerveiller les esprits de toutes terres.

Mais un jour, Morygane disparut... Nul ne sait où, ni pourquoi. Dans le sillage de sa disparition, ses plus fidèles disciples disparurent à tour de bras. La douce corruption n'était plus qu'un souvenir. Et de souvenir elle devint légende !

Pour beaucoup, cette époque presque oubliée aujourd'hui fut l'une des plus belles et des plus douces, mais les années passèrent et la légende s'enfuit dans les mémoires, presque oubliée. Plus aucun disciple de Morygane n'existait en ce monde...


Chapitre second : Wiloh.


Morygane avait une fidèle amie. Elle était son bras droit, son nom inspirait la crainte et la terreur : Wiloh.
De tous les disciples de Morygane, Wiloh était la plus puissante et la plus brave. Une armée à elle seule, un char de guerre et une protectrice hors pairs.

Si elle n'avait aucune pitié pour ses ennemis, elle était tendre, bien que ferme, envers ses amis et plus particulièrement Morygane.

Peu de gens connaissaient les liens qui unissaient ces deux puissantes femmes et ceux qui tentaient d'en apprendre plus n'en revenaient généralement pas entier. Certains pensaient que Wiloh était l'autre visage de Morygane, son penchant obscur, mais rien ne fut jamais confirmé.

Si Morygane inspirait les âmes par son altruisme, Wiloh inspirait par sa force. Nombreux furent les aventuriers tentant d'atteindre la puissance et la dextérité au combat de la légendaire Ecaflip.

Quand Morygane disparut, Wiloh fut la première des disciples à disparaître à son tour, ne laissant derrière elle qu'une nouvelle légende, celle de la guerrière. Les nombreux disciples qu'elle avait continuaient de suivre son entraînement, jour après jour afin de remplacer dans le cœur des gens l'esprit de Wiloh. Toutefois, bien que certains s'en approchaient, aucun ne put réussir.

Cette histoire n'appartient pas vraiment à notre monde, elle vient d'une terre lointaine mais pourtant, même si personne ici-bas n'a pu connaître Morygane et Wiloh, il est parfois possible dans un bruit sourd, dans un songe ou dans bar d'entendre l’écho de cette légende.



Chapitre troisième : Maestria.





De nos jours, dans notre monde vit Maestria, une disciple atteinte d'une terrible malédiction lui faisant changer perpétuellement de corps. Cette jeune femme au tempérament de feu pouvait rappeler Wiloh, bien que personne ne pouvait en faire le lien.

Parfois, il arrivait à Maestria de se perdre dans les méandres de son âme. De ne plus savoir qui elle était... Les changements perpétuels que subissent son corps étaient sans doute la cause de ses problèmes. Parfois même, Maestria avait la sensation d'entrer en contact avec d'autres âmes, comme... possédée, souvent dans ces cauchemars et parfois même dans ces rêves.

La jeune femme ne lassait rien transparaître, ne voulant pas inquiéter son entourage mais les interventions de ses âmes se faisaient de plus en plus fréquentes, la sensation d'avoir des souvenirs qui n'étaient pas les siens, d'entendre des paroles venant d'ailleurs. Elle décida d'entrer en contact avec ces souvenirs, ces paroles dans le monde des rêves.

« Qui êtes-vous, que me voulez-vous à la fin ?! » hurlait Maestria dans son monde onirique.

Le tumulte se calma, les voix ne semblaient plus qu'une. D'un air à la fois surpris et exalté, la voix lui répondit « Enfin une réponse ! Je suis Wiloh et toi tu es l'alter-égo de ma disciple, Maestria. »

La voie se tut et dans la seconde, les souvenirs prenaient place, s’incrustant brusquement dans l'esprit de Maestria : les souvenir d'une autre vie, d'une autre époque et d'un autre monde. Les souvenirs d'une autre Maestria...

La jeune femme se réveilla en sursaut, le cœur battant et la respiration coupé. Elle ne pouvait croire aux choses qu'elle venait de voir et pourtant les souvenirs étaient là. Elle n'avait pas pu les inventer c'était... Trop précis, trop réel...

« Sweet Corruption, Morygane, Wiloh » tant de mots qui tournaient sans fin dans l'esprit de Maestria. Elle resta un long moment, immobile dans son lit en cherchant des réponses sur des questions qu'elle n'arrivait même pas à formuler.

Quelques heures plus tard, alors que l'aube arrivait dans les cieux. La voix de nouveau se fit entendre. Mais Maestria n'était pas endormie cette fois et la voix, elle était fluide, c'était comme une véritable conversation sauf qu'elle ne voyait pas son interlocutrice.

« Le contact s'est rompu quand tu t'es réveillée mais maintenant il est établi, nous allons pouvoir parler correctement. »

Maestria restait sans voix, ne sachant que répondre, ne sachant comment réagir.

« Hum, tu es moins téméraire que ton alter-égo. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, nous avons besoin de ton aide. Je n'ai pas le temps de t'expliquer en détail toute l'histoire alors tu vas m'obéir, si tu crois en ces souvenirs qui te sont revenu, tu le feras. »

Maestria hocha de la tête, d'un air perplexe.

« Dans notre monde, l'ensemble de la Sweet Corruption, notre guilde fut englouti par une force mystérieuse. Nous n'avons jamais vraiment su pourquoi ni comment, mais nous sommes actuellement coincés dans une sorte de vide entre deux univers. Nous avons cherché à prendre contact avec nos alter-égo des autres mondes et tu es la seule à avoir répondu. »

« Que puis-je y faire ? Cette histoire est abracadabrantesque ! » répondit Maestria.

« Les souvenirs de notre Maestria, celle qui est ma disciple, ils sont réels et tu le sais. Seules nous ne pouvons rien faire toi et moi. Il faut une entité pour prendre contact avec Morgane, notre chef. Trouve cette entité Maestria. »

« Comment suis-je censée trouver cette entité ? C'est une personne ? Un objet ? »

« Morygane est notre déesse, la déesse de l'amour. La chose qui la représente dans ton entourage, quelle qu'elle soit, devrait être suffisant. »

« L'amour... J'ai bien une idée mais je... Je ne peux pas croire cette histoire ! »

La voix ne répondit plus, le contact était de nouveau rompu laissant Maestria réfléchir à cette situation, cette folle situation qui lui échappait totalement.


Chapitre quatrième : Entrelacement.





Maestria avait bien une idée d'une entité représentant l'amour ou plutôt de deux entités Kenpai et Iskandar Daskh. Venue du grand Nord, Maestria s'était familiarisée avec eux, malgré toutes les différences qui les opposaient.

La jeune femme ne savait que penser de cette histoire mais les deux Furs n'avaient pas la même culture ni la même vision du monde que les habitants de la terre des Douze, elle se disait qu'il y aurait une chance qu'ils comprennent son histoire.

Elle décida de les retrouver sur la plage de Moon, les deux Furs, les papattes trempant dans l'eau, les bras entrelacer comme à leur habitude. En les voyant, Maestria se disait qu'ils étaient vraiment le signe même de l'amour. Elle les salua et entreprit une longue explication sur sa rencontre avec Wiloh, sur les souvenirs qu'elle avait reçu.

Son histoire n'avait ni queue ni tête, elle partait dans tous les sens. Maestria elle-même s'en rendait compte, mais comment expliquer une histoire dont elle ne comprenait pratiquement rien... Malgré tous, les deux Furs décidèrent de lui prêter papatte forte. Car après tout même s’ils ne comprenaient pas forcément la situation, Maestria avait juste besoin de leurs sens de l'amour pour entrer en contact avec Morygane. Rien de bien difficile.

« Bon... Mais on fait comment pour entrer en contact avec cette personne au juste ? » s'interrogeait le plus intelligent des deux Furs.

« Je... J'en sais rien en fait. » répondit Maestria

« Moi j'ai bien ma p'tite idée, bouhahahaha ! » Ajouta le plus grand et pervers des deux Furs.

« Non, je ne crois pas que ce soit une solution Kenp. » s'indigna Maestria.

« Tu es en contact avec cette eh... Wiloh c'est ça ? Même si tu ne l'entends plus, le lien qui vous unit doit encore exister. Peut-être que si tu te concentres, tu arriverais à reprendre contact avec elle... » fut l'hypothèse du lion rouge.

« Je vais essayer. »

La jeune femme se posa, réunit sa concentration sur les souvenirs de l'autre Maestria, sur le timbre impulsif de la voix de Wiloh. Quelques minutes passèrent sans résultat, mais soudain Maestria entendit de nouveau la voix de Wiloh.

« Je savais bien que tu allais chercher à reprendre le contact, tu es au final une digne alter-égo de ma Maestria ! »

« Je crois que j'ai trouvé l'entité de l'amour, je n'en suis pas sûre. Que dois-je faire maintenant ? »

« Ouvre les yeux, je peux voir par tes yeux »

Maestria s’exécuta et se mit à scruter les deux Furs qui s'interrogeaient depuis qu'elle parlait ''seule''

« Pas mal ! Ils semblent en effet posséder un amour assez fort pour entrer en contact avec Morygane. On va faire notre possible pour transposer vos consciences jusqu'à nous. En utilisant l'amour de tes deux amis et le pouvoir de Moryagne nous devrions pouvoir ouvrir une passerelle jusqu'à nous. »

« Que dois-je faire, maîtresse Wiloh ? » ajouta Maestria, s'étonnant soudain d'obéir aveuglement et d'éprouver autant de respect pour Wiloh.

« Prends garde, les souvenirs de ma Maestria prennent le dessus sur toi. Nous ne devons pas rester en contact trop longtemps. Prends la patte de tes deux amis et concentrez-vous. »

« Kenp, Isk. Il faut joindre nos mains apparemment pour entrer en contact avec Morygane, je n'ai pas bien compris... Une histoire de passerelles, bref le temps presse ! Donnez-moi vos papattes ! »

Les deux furs s’exécutaient, toujours très perplexe quant à la situation. Une puissante énergie se mit à entourer les trois amis, se dessinant sous leurs pieds une sorte de cercle magique. Kenpai, Iskandar et Maestria disparurent de la plage de Moon alors que l'aveuglante lumière se dissipait.


Chapitre cinquième : Réunion.





Les trois amis se retrouvaient dans un espace inconnu, un monde sans réelle forme, une sorte de vide. Tout autour d'eux se trouvaient des gens, eux aussi difformes. Ils avaient une silhouette humaine mais il n'était pas possible de les distinguer.

L'une des silhouettes s'avança jusqu'à eux.

« Vous n'êtes pas vraiment avec nous mais de cette façon le contact se fait sans danger pour toi, chère disciple. »

C'était la voix de Wiloh. Les deux Furs pouvaient aussi l'entendre cette fois, au final Maestria n'était peut-être pas si frappadingue que ça. Une silhouette plus imposante, plus puissante s'approcha du groupe.

« Nous avons enfin réussi à prendre contact avec vous. Je suis Morygane, la meneuse de Sweet Corruption et toutes les personnes que vous voyez ici sont mes fidèles membres, happés par cette force mystérieuse, ils se sont retrouvé coincés ici avec moi. »

Les trois amis interrogeaient Morygane : pourquoi étaient-ils là et ou étaient-ils d'ailleurs ?...

« Nous ne le savons pas exactement, ce monde ou plutôt ce vide entre deux mondes... Nous nous y sommes retrouvés du jour au lendemain sans pouvoir reprendre contact avec nos anciens camarades. Nous n'arrivions qu'à envoyer un signal vers votre monde et uniquement vers les personnes qui semblent être des alter-égo des nôtres. C'est votre cas, Maestria. »

« Alors vous êtes coincés ici et vous cherchez à retrouver votre monde ? Vous cherchez juste de l'aide de notre part » ajouta Iskandar.

« Nous ignorons s’il est possible de sortir d'ici mais la clef semble être dans notre esprit collectif, celui des membres de Sweet Corruption. Notre Maestria réussit à envoyer ses souvenirs vers votre Maestria. Nous pensons qu'il est possible de s'incarner dans votre monde en utilisant nos alter-égo comme medium »

« Mais ce n'est pas sans risque, le contact entre deux alter-ego risque de supprimer l'autre. C'est pour cela que je ne peux rester longtemps en communication avec votre Maestria » ajouta Wiloh.

« Mais on n’est pas des altermachintruc nous, pourtant on est quand même en contact avec vous non ? » s'interrogea l'ours polaire.

« Chaque membre de Sweet Corruption brillait par un trait de caractère. Le mien fut l'amour et c'est pour ça que je peux entrer en contact avec vous. Nous partageons le même trait sans pour autant être des alter-égo. Je peux désormais m'incarner en tant qu'âme au travers de vous deux. »

« Ceci n'étant pas suffisant pour retrouver nos corps et encore moins notre monde. Nous pouvons au moins chercher d'autres alter-égo par vos yeux si vous voulez bien nous prêter main forte bien entendu » ajouta Wiloh.

« Donc si je comprends bien, un trait assez puissant chez quelqu'un peut permettre à la personne qui partage se trait de s'incarner en tant qu'âme chez nous ? » demanda Iskandar.

« Comment tu peux comprendre ça Isk ? » s'interrogea Maestria.

« Hé bien... Disons que nous avons eu matière à réfléchir sur cette question dans nos propres aventures, bien que Kenp soit toujours largué haha~ »

« Hé ho, j'y peux rien. C'compliqué. Mais si on peut aider, on le fera. »

« C'est très gentil à vous. Nous devons construire une Sweet Corruption dans votre monde de façon à réunir des gens capables d'entrer en contact avec nous. Si nous arrivons à construire une Sweet Corruption qui serait un parfait alter-égo de la nôtre, il est possible que les traits de caractère de cette dernière, l'esprit collectif de la guilde nous permette de retrouver une existence. »

« Si c'est aussi simple que ça, on va l'faire ! » Ajouta l'ours polaire.

« Tu ne sembles pas être très malin mais toi et Iskandar vous devriez être parfaits pour mener l'opération en mon nom. Rassurez-vous, je serai toujours derrière vous pour vous aider. Quant à toi, Maestria, tu devrais pouvoir garder un contact régulier avec Wiloh. »

« Comment ça pas malin ?! » s’énervait l'ours

« Il faut juste que je fasse attention aux souvenirs de votre Maestria du coup. »

« Il vous faudra trouver des bras droits, un maniaque et un capricieux pour parfaire l'illusion de notre Sweet Corruption. Lorsque vous aurez trouvé des amis remplissant les conditions, vous devrez fonder la Sweet Corruption et mon âme se liera au pouvoir de la Guildalogemme pour vous guider dans votre aventure. Nous devons rompre le contact ou vous risqueriez de ne plus pouvoir partir d'ici. Encore merci pour votre aide. »

Les trois amis se retrouvaient de nouveau sur la plage de Moon, avec une mission pour sauver les âmes de la Sweet Corruption : Fonder une guilde du même nom et trouver des personnes aussi illustres que furent celles de la Sweet Corruption.



« Bon, du coup, c'est moi l'chef ! » conclut Kenpai d'un air satisfait.

« On n’est pas prêt de les sauver ces pauvres gens » s'indignaient en cœur Maestria et Iskandar.
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