AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [HairPay] Daksh tome 1: Les Hautes Terres du Nord.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Dyck Daksh

avatar

Messages : 50
Sucres : 71
Date d'inscription : 05/07/2016
Age : 29
Localisation : Dans un Tardis

MessageSujet: [HairPay] Daksh tome 1: Les Hautes Terres du Nord.   Jeu 19 Jan - 20:15

- Introduction, chapitre 0, partie 1. -

La preuve par sept


D'après le journal d'Arcan Daksh ; Le jour d'avant.

Il y a fort longtemps, alors que le monde avait été détruit par les combats incessants entre Eliatropes et Méchasmes,  un souffle de vie allait donner un nouvel essor à notre planète. Alors que les héritiers draconiques se terrent dans un sommeil profond, des créatures prennent de nouveau forme, se matérialisent par le bien heureux hasard d'un divin captivé par le monde et par son aspect sauvage. Osamodas désireux de redonner la vie envoya les trois dragons qu'il possède pour insuffler à cette terre un nouveau souffle. Captivé par son acte et le résultat, les autres divinités suivaient Osamodas et redonnaient chacun à leur façon un sens nouveau à ce monde. L'harmonie y était encore instable, la vie encore fébrile, mais sous le regard bienveillant des Diziens, notre monde ne pouvait que retrouver toute sa beauté.

Perçant les secrets d'une harmonie idéale en utilisant le pouvoir des œufs de dragon, les Diziens décidèrent de demander l'assistance de Sadida afin d'obtenir des Dofus. Dix étaient initialement prévus, mais seuls six dragons répondaient à l'appel de l'amour lancé par les poupées de Sadida.

Le grand Chronomaître Xélor vibrait à la pulsation des Dofus, décidant à son tour de jouer de son art en donnant une mesure sur cette douce mélodie émise par les Dofus : le temps. Désormais quantifiable en une mesure universelle, Xélor décida de le former en utilisant un cycle ; chaque mesure se répéterait, inlassablement. De grands cercles et de petits cercles, des secondes et des minutes. Des mois et des années, des mouvements circulaires que rien ne pouvait stopper, entrelacés les uns dans les autres, l'un donnant la suite au suivant et recommençant son propre cycle. Son nom : l'Horloge de Xélor. Le monde en harmonie et en mouvement pouvait désormais ''vivre''.

C'est au centre du monde que la première forme humaine réapparaissait, une terre prochainement connue sous le nom de l'Amakna. Pourtant, dans un Nord bien lointain, perdu entre brumes opaques et pluies diluviennes se cache un petit continent que nous avons nommé ‘'Hautes terres du Nord''. Une terre vaste, aussi hostile qu'incroyable où se mêlent de larges étendues de neiges scintillantes et des steppes frappées perpétuellement par la foudre.

À l'abri des regards et du tumulte naquit une espèce vivant en cette terre. Les préquelles de notre peuple. Un peuple fier et droit ; les Furry.

Nous n'avons pas souvenir de notre évolution. Notre conscience du monde semble être apparue brutalement alors que nous n'étions que de simples bêtes. Par on ne sait quels maléfices, nous avons su nous dresser sur nos pattes arrières et communiquer avec les autres animaux que nous chassions encore hier.

Bien que je sois le fondateur de la quatrième famille de furry, j'ignore tout de ma naissance, de mon passé. Pourtant il ne semble pas si lointain.
Peut-être que vous, mes futurs descendants, vous trouverez le secret de nos origines, derrière les légendes, les mystères et les non-dits.

Alors que nous prenions conscience du monde qui nous entourait, nous avons construit une civilisation. Pour maintenir un ordre et une cohérence, nous avons mis toute notre foi dans un livre, un petit livre trouvé par hasard. Pourquoi était-il là ? Nous l'ignorons. Mais au fond de chacun d'entre nous, dans notre cœur bestial, les mots écrits sur les pages de ce livre résonnaient comme une évidence. Les préceptes inscrits dans le livre, que nous avons nommé le code Furry, semblaient déjà en chacun de nous.

Cependant le code ne résumait pas à cela, il contenait des informations sur la genèse du monde, le Krosmoz, sur les Dieux, Démons et biens d'autres choses encore. Nous ignorons si les écrits de ce livre sont corrects. Nous avions bien des hypothèses : ce livre aurait pu appartenir au dieu Xelor, vu qu'il semble connaître l'avenir et le passé, mais nous imaginions aussi que le dieu Osamodas était probablement à l'origine de notre conscience, de notre ''vie'' … Cependant, nous n'avons trouvé aucune preuve.

Le code furry décrivaient sept lois. Sept valeurs autour desquelles nous, les premiers Furry, avons décidé de construire six groupes. 
Chaque meneur de groupe avait pour tâche de construire dans son petit coin de terre, une famille qui devait suivre à la lettre l'un de ces préceptes.
J'ai hérité du celui de l'amour. J'ignore pourquoi, mais au fond de moi j'avais l'intime conviction que mon rôle était celui-ci.
À vous mes héritiers, si dans un futur, aussi lointain soit-il, notre peuple a survécu et grandi, si ma famille, les Daksh, existe encore, j'espère que dans votre cœur, vous aussi, vous saurez aimer.

D'après le journal d'Arcan Daksh ; Cent-Vingt-Trois furs points comme les autres.

Bien des années ont dû s'écouler depuis que j'ai pris conscience. Nous avons découvert beaucoup de choses sur notre peuple. Cependant le code furry reste un mystère.

De temps en temps, de nouvelles pages s'écrivent dans le code, nous en apprenant plus sur l'évolution des terres lointaines, que nous ne pouvions atteindre. Les doctrines évoluaient, se clarifiaient au fil de l'évolution des clans. 

Nul ne put comprendre par quoi et comment le code furry était animé. Il était comme vivant, comme une divinité qui nous protégeait et nous indiquait le chemin à suivre.

Les six familles ont bien grandi et notre peuple aussi. Nous avons découvert que nous possédions une assez grande longévité, de très bonnes capacités physiques. Cependant peu de furry pouvaient canaliser la magie. 

Seule la famille Goldvell savait pratiquer correctement l'art de la magie. Mais jamais aucun furry ne put maîtriser une magie curative. Ainsi, malgré notre résistance et notre longévité, une maladie était souvent fatale pour un ''Furs''. 

Nous avons dressé une échelle sociale, les habitants de nos terres se nommaient désormais les Furs. 
Les chefs de clans se sont nommés les ''Meisner'', conformément au code Furry. Chaque furs qui s'illustrait dans l'art d'une famille devenait un ''Master'' et enfin, les autres étaient des ''disciples''. 
Certaines espèces de Furry semblaient plus résistantes que d'autres, les capacités d'un furs semblent être indexées sur l'animal qu'il incarne. Je n'ai pas encore pu dresser un portrait sociologique de mes confrères. Je suis bien occupé par ma tâche.

J'ai d'ailleurs rencontré une charmante louve, il semble que mon cœur bat pour elle. 
Je dois dire que je suis un mauvais Meisner, j’apprends autant de mes disciples qu'eux apprennent de moi. Nous découvrons notre art ensemble, suis-je vraiment fait pour être le Meisner Daksh ?

Les autres Meisner semblent plus à l'aise. Peut-être que l'amour est un art plus complexe à maîtriser.
Le code furry nous a appris que la septième famille, la famille de de la ''Maîtrise'' ne devait point voir le jour pour l'heure.
Nous ignorons pourquoi, mais pour le moment, il n'existe que six familles. D'ailleurs quand j'y pense, lorsque nous avons sélectionné les premiers Meisner, le septième ne fut jamais désigné. Pourtant personne n'avait remarqué ce détail. Un mystère de plus sur notre origine. 

Plus le temps passe, plus les doutes se forment dans mon cœur. Le code Furry me semble de plus en plus étrange. Les espèces évoluent et prennent conscience de plus en plus rapidement, notre croissance est fulgurante. 
Je me demande où nous allons et si l'avenir est si radieux... 

D'après le journal d'Arcan Daksh ; Les furs reptiles.

Le temps passe, je me suis uni avec Ixia. Je crois qu'aujourd'hui je comprends mieux mon rôle dans ce monde. L'amour Daksh, il ne s'explique pas, aucun mot ne peut le décrire.

Ma famille gagnait énormément en popularité, le clan Daksh devint rapidement la plus grande famille Furry. Les autres Meisner étaient fiers de mon travail. Pour ma part, je restais craintif et intimidé par la situation. Mais Ixia est avec moi. Je l'aime de tout mon être. Je pense avoir compris qu'il était impossible d'être seul Meisner en tant que Daksh. 
L'amour, on ne peut le découvrir seul. Aussi j'ai modifié les règles, Ixia partage le titre de Meisner avec moi et chaque disciple Daksh suivra son initiation avec un partenaire.

Je pense qu'ainsi, l'art d'aimer sera plus simple à transmettre. Il ne s'agit pas de trouver son âme sœur. Les choses sont plus subtiles que ça, du moins je crois.


D'ailleurs dernièrement nous avons accueilli un disciple étrange, il semblait d'origine animale, tout comme nous. Mais il n'était pas couvert de poils, il était couvert d’écailles.
Nous ignorons d’où il vient. Ou plutôt d’où ils viennent. Il n'est pas le seul, les autres familles reçurent, elles aussi ; la visite de ces étranges créatures. 

Sont-ils des Dragons ? Comme dans les légendes ? Comme dans les histoires du code Furry ? Je l'ignore, mais j'ai donné mon aval. Je suis un Daksh, je me dois de traiter tout être vivant de la même façon, sans distinction. 



D'après le journal d'Arcan Daksh ; ...

J'ai repris le journal d'Arcan, suite à son décès et au décès d'Ixia, sa femme. Je suis le Master Daksh, Corvin. 
À vous, futurs disciples Daksh, soyez témoins de nos actes, nos joies et nos peines. L'histoire est ici, les mots que je note sur ce journal signeront mon dernier acte en tant que Daksh. 


Nous nous étions trompés sur le compte des Furs reptiliens. Ils n'étaient pas de la même espèce que nous et n'avaient que faire de nos traditions. Nous ignorons toujours d’où ils venaient, mais une chose est certaine. Ils étaient ici pour prendre nos terres.

Arcan avait ouvert ces portes à l'un d'entre eux, voyant ce geste de bonté sans condition, les autres familles ont fait de même. Il ne fut que peu de temps pour que les Reptiliens soient bien installés dans notre hiérarchie. 

Le jour fatidique, Arcan était parti dans le lieu tenu secret ou repose le code Furry. Les reptiliens avaient planifié leur coup il y a bien longtemps. Chaque Meisner se fit attaquer par surprise. À l’exception du mien qui était parti. Faniard le reptilien Daksh attaqua Ixia, la femme d'Arcan. Il savait qu'en tuant Ixia il tuerait aussi son époux d'une certaine façon. 
Et il avait raison, Ixia ne put se défendre contre l'assaut du reptilien, elle périt sous le poids de sa lame, les Daksh n'avaient jamais été formés pour se battre. 

J'ai découvert le corps sans vie d'Ixia, baignant dans une mare de sang opaque. Son poil bleu acier était teinté ainsi d'une robe rouge. Cette vision était horrible. J'ignore combien de temps je suis resté là, tétanisé. Sans un mot, le souffle coupé. Mes pupilles bougeaient seules, dans le vide. Ma vue était trouble. 

Un bruit retentissant m'alerta et me sortit de mon inconscience. J'ai couru dehors, aussi vite que j'ai pu.
Dans le ciel gris, des reptiliens, sûr des machines volantes. Ils arrivaient par centaines, armés jusqu'aux crocs. Le feu ravageait déjà nos terres, les bruits d'explosions et de combats faisaient la loi dans un brouhaha démoniaque. Perdu au milieu de ce chaos, je n'arrivais plus à penser. 

Il n'y avait que la mort autour de moi. C'était une attaque-surprise, une attaque éclair d'un peuple à qui nous avions ouvert nos bras. J'avançais au milieu du tumulte, d'une démarche vide et sans âme. Des larmes coulaient de mes yeux, sans aucun contrôle. Je voyais les corps de mes camarades, de mes disciples, gisant sur le sol. 
Je suis tombé sur les genoux devant mon partenaire, un autre Master avec qui je faisais équipe. Mes pattes ont touché le sol, devant son corps, impossible de parler, impossible de bouger. Ma vue troublée par les flots de larmes qui emplissaient mes yeux, mes oreilles étaient quant à elles troublée par les combats qui faisaient rage.
J'ai été levé de force par un Furs, c'était le Meisner Razul. Il m'adressa violemment, une phrase qui changea la donne.

Meisner Razul : « Hé l'amoureux, bats-toi, bats-toi pour ton putain d'enfoiré d'amour ! »

Sur ces mots, impulsifs et violents, il me balança une épée. Je l'ai prise entre mes pattes, fébrilement. 
Il retourna au combat, sans se retourner vers moi.
D'un revers du bras, j'ai effacé les larmes de mes yeux.

J'ai regardé une dernière fois le visage de mon ami et j'ai couru, j'ai couru au cœur de la bataille, tuant, hurlant de ton mon soûl, de toute mon âme, le regard stoïque de celui qui retire la vie teinta mes yeux.
Combien de jours, combien de nuits se sont écoulés ? Combien de pluies, combien de neiges sont tombées pendant cet instant, cet instant infect, dégoûtant et comme figé dans le temps ?

Combien de reptiliens sont tombés sous mes coups ? Combien de combattants périrent sous les assauts d'Arcan quand il découvrit le corps d'Ixia et la désolation sur nos terres ?


Bien plus tard, après cette guerre et notre misérable victoire, une fois que nos terres aussi calcinées que nos cœurs ont commencé à comprendre l'étendue de leurs plaies et à compter leurs morts, j'ai découvert le corps d'Arcan, pourrissant sur le sol, à demi couvert par la neige qui était tombée la nuit précédente. Faniard le reptilien Daksh était lui aussi mort, en face du corps d'Arcan. J'imagine qu'Arcan avait eu sa vengeance puis avait décidé de mettre fin à ses jours, dans un corps perdu contre l’ennemi.

Il n'y eut point de grande cérémonie funéraire pour nos morts, ni même pour nos Meisner et Master. Personne n'en avait le temps, sur cette terre de glace et de sang, les survivants ne pouvaient que reconstruire et protéger les petites choses qui avaient encore un souffle de vie.

J'ai récupéré le corps de mon Meisner ainsi que celui de sa femme. De cette façon je pensais que leur amour transcenderait la mort, en leur offrant des funérailles correctes ensemble. Tout du moins plus correctes que de pourrir sous un tas de cendres et de neige. 

Je l’espérais. Il fallait que je me rachète pour toute les vies que j'ai volées, pour tous les principes Daksh que j'ai foulés. 

Vous vous direz sans doute en lisant mes lignes, que j'ai agi de façon normale, que j'ai sauvé mon peuple... Du moins autant que je pouvais. Cependant vous avez tort, j'ai tué, j'ai fait perdre foi et amour à des dizaines de vies. Bien qu'il s'agissait de mes ennemis, en tant que Daksh, je ne peux me le pardonner.

Mais surtout, je ne peux me regarder dans les reflets de neiges fondues qui jonchent le sol dehors, je ne peux plus voir mon visage, le visage d'un ours qui n'a pas pu protéger son Meisner, son partenaire, son peuple. 
Ici se termine mon histoire, ici je signe ma révérence éternelle. À vous qui lisez ces lignes, n'oubliez pas votre histoire, n'oubliez pas vos origines. 

Signé : Corvin Daksh
Aujourd'hui encore, on peut voir les taches de sang de Corvin Daksh sur les pages de ce journal, comme une poésie funeste de son histoire, comme un requiem pour son peuple.

_________________
Dyck Daksh, Porteur de chemises a carreaux depuis 1988.

Je suis roi d’un monde sans étoiles
Leurs espoirs assiègent ma morale
Mais vers où s’envolent leurs prières
Si le ciel n’est qu’un mur de pierre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
[HairPay] Daksh tome 1: Les Hautes Terres du Nord.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» TALISMAN
» Ce qu'il se passera dans le tome 8. (spoilers ;D)
» Que ce passe-t-il dans le tome 9 ?
» De quoi parlera le tome 8 ? (Mettez ici vos idées !)
» Qu'est ce qu'on va s'ennuyer en Terres Immortelles...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Le Quartier des Lettres :: L'Antre Souterraine des Rôlistes-
Sauter vers: